Président du Conseil d’administration du CHL, M. Jean Huet siège à ce poste depuis que M. Delcourt a bruyamment laissé tomber ses responsabilités à ce poste. Il est aussi un responsable municipal en vue. C’est pourquoi il faut remercier le président du CA de clarifier les choses à propos du CHL : il déclare en effet dans la Voix du nord du 22 janvier 2008 :
« il faut aller plus loin dans les partenariats. C’est indispensable. Si les secteurs public et privé unissent leurs efforts l’offre sera plus complète et mieux répartie… ».
Il ajoute, au sujet du plan de licenciements (appelons un chat un chat) mis en place par le directeur actuel et qui a « dégraissé » 1/5ème du personnel, notamment les « précaires » : « il faut poursuivre l’effort de redressement global engagé par L. Vincentzutti et son équipe (au fait, toute l’équipe de L.V soutient-elle ce plan inhumain ?). C’est la seule voie possible. La ville de Lens doit continuer à apporter tout son soutien à ce plan de grande envergure ».
a) que la municipalité PS dont M. Huet est un fleuron, n’a rien à redire au « partenariat public-privé » par lequel depuis des années l’hôpital public sert la soupe au privé en assumant l’essentiel des coûts pendant que le privé accapare les bénefs (un peu plus haut dans l’article de la VdN, M. Vincenzutti demande crûment des moyens pour une sorte de concurrence libre et non faussée avec le privé…). Fini le projet progressiste de grand service public de santé, non soumis à la rentabilité et à la course au profit du privé, dont le vrai but est d’enrichir les actionnaires sur le dos des malades ; bref, sur le fond les « socialistes » lensois sont d’accord avec l’UMP et les investisseurs privés qui veulent accaparer les « gisements de profits » que recèlent la Santé et de l’Education : c’est d’ailleurs là un des chevaux de bataille de l’Europe de Maastricht que le PS soutient depuis 92, époque où MM. Delelis et Delcourt appelaient ensemble à voter Maastricht ;
b) que la Municipalité PS de Lens soutient d’enthousiasme le plan de casse du CHL qui a suscité une grande lutte des personnels en 2007.
c) Bien entendu, pas un mot de critique de M. Huet sur « la nouvelle tarification à l’acte » sur laquelle l’interpelle la VdN. Pourtant cette tarification est typique de la nouvelle gestion capitaliste de l’hôpital, lancée en commun il est vrai par l’UMPS, et qui fait du malade un « client » et de la santé un produit marchand.
C’est sans doute cela que veut dire G. Delcourt dans sa « lettre à S. Royal » parue ces jours-ci, quand il reproche à celle-ci (avec raison !) de tourner le dos aux « valeurs » socialistes. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !
La cellule des hospitaliers franchement communistes du PRCF, qui a dénoncé les conditions catastrophiques de la mise en œuvre des 35 h par Martine Aubry, qui a mis le personnel en garde contre le plan « Hôpital 2007 » et qui s’est engagée dans l’action contre le plan de casse du CHL, appelle au contraire à intensifier l’action syndicale et à multiplier les actions interprofessionnelles entre les différents services publics démolis par Maastricht.
Non, l’hôpital n’est pas fait pour gagner du fric sur le dos des malades et de la sécu, ni pour « rationaliser » son personnel alors qu’il faudrait PLUS de personnel qualifié pour s’occuper des patiens. Pas fait non plus pour financer indirectement les marchands de santé du privé. Il est fait, Messieurs les Maastrichtiens de droite et les Sociaux-Maastrichtiens de la fausse gauche, pour SOIGNER LES GENS.
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